Festival de Confolens : histoire et créateur de l’événement culturel incontournable

Événement fondé en 1957, le festival de Confolens trace une trajectoire singulière dans le calendrier culturel français. Porté dès l’origine par Émile Goué, il s’inscrit parmi les rares manifestations à avoir résisté aux bouleversements des politiques culturelles nationales.

Chaque édition rassemble des groupes venus de plusieurs continents, réunis autour de performances programmées sur une semaine complète, généralement au mois d’août. Les chiffres de fréquentation dépassent régulièrement les 100 000 visiteurs, témoignage de son ancrage dans le paysage événementiel.

Festival de Confolens : un rendez-vous culturel unique au cœur de la Charente

Lorsque l’été s’installe, la petite ville de Confolens vibre au rythme de son festival. Dans cette cité charentaise, la diversité culturelle n’est pas un slogan mais une réalité palpable : chaque année, quelque 50 000 curieux, dont 20 000 prennent un billet, s’y donnent rendez-vous pour savourer l’atmosphère inimitable d’une semaine de découvertes. Les rues s’animent, les places deviennent scènes, et la tradition se mêle à l’audace sous le regard complice de tous les habitants.

Depuis 1957, le festival n’a cessé d’ouvrir grand ses portes : 712 groupes issus de 135 pays ont déjà foulé les pavés confolentais. Les costumes éclatants, les chants venus d’ailleurs et la richesse des répertoires racontent une ville qui se tourne sans relâche vers le monde. Ateliers partagés, bals populaires, créations inédites ou rencontres impromptues : la programmation cultive la surprise et le métissage. On croise des artistes d’Indonésie, du Niger, d’Argentine, du Portugal, tous réunis pour faire dialoguer les cultures et inventer, le temps d’une semaine, une autre façon de vivre ensemble.

Fidèle à ses principes, Confolens, sous la houlette du maire Jean-Noël Dupré, s’attache à rester accessible à tous, sans distinction. Les familles trouvent leur place, les personnes à mobilité réduite circulent sans obstacle, les bénévoles cultivent la convivialité, et les enfants montent sur scène à leur tour. Plus qu’un simple événement, c’est un rendez-vous où la musique du monde s’incarne, année après année, dans une France ouverte et accueillante.

Qui a imaginé ce festival devenu incontournable ? Retour sur la naissance et l’évolution de l’événement

Retour à 1957 : tout commence avec Henri Désaphie, surnommé Filau. Ce jeune habitant de Confolens ne rêve que d’une chose : faire tomber les barrières et réunir la jeunesse du monde autour de la danse et de la musique. Avec lui, quelques bénévoles, des familles, des associations locales : tous partagent la même envie d’aventure, la même curiosité pour tout ce qui vient d’ailleurs. Ensemble, ils posent les fondations d’un rendez-vous qui deviendra, au fil des décennies, une véritable institution.

Très vite, le festival s’impose dans le paysage charentais. Les premiers temps, il n’accueille que quelques groupes européens. Mais dès les années suivantes, il élargit ses horizons. Voici comment la manifestation a évolué :

  • L’accueil de formations venues d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie, qui enrichissent la programmation.
  • Des créations collectives, des bals ouverts à tous et des ateliers où les enfants découvrent la danse et la musique.

La programmation s’étoffe et varie, sans jamais perdre de vue la ligne directrice : encourager la rencontre, susciter l’échange, viser une qualité artistique sans compromis. Aujourd’hui, Christine Coursaget préside à la destinée du festival, qui a largement dépassé les soixante-dix éditions. L’équipe s’est étoffée, les bénévoles sont toujours plus nombreux, mais l’esprit d’origine demeure. Chaque été, l’empreinte de Filau se retrouve dans chaque coin de rue, sur chaque scène, au sein de chaque bal populaire où la fête s’invente collectivement.

Dates, programmation et temps forts : ce qu’il ne faut pas manquer lors de l’édition à venir

Du 10 au 16 août 2026, Confolens va renouer avec sa vocation internationale. Les amateurs de musiques et danses traditionnelles auront l’embarras du choix : plus de 400 artistes venus des cinq continents vont faire vibrer les quais, investir le Théâtre des Ribières et semer la fête dans les rues et les places.

Le gala d’ouverture promet d’être un vrai moment fort : tous les groupes se rassemblent pour une création chorégraphique sur le Boléro de Ravel. Un signal fort, et un clin d’œil à l’universalité du festival.

La programmation réserve de belles rencontres. Pour donner un aperçu des temps forts attendus, voici ce que réserve l’édition à venir :

  • Le concert de Mourad, prévu le 12 août, offrira une alliance inédite entre un orchestre international et la voix singulière de cet artiste.
  • Le 14 août, Yarol Poupaud proposera une relecture des rythmes de Bollywood, entre rock et influences orientales.
  • Le 15 août, le spectacle Panorama promet une immersion dans la mosaïque des cultures invitées.

Parmi les invités : Toŋariki, représentant de l’Île de Pâques, le Ballet de Santa Cruz (Argentine), l’Université Krida Budaya de Jakarta, Tisdass du Niger, La Kumpania Algazarra (Portugal), Dansart Kültür Sanat (Turquie), Los Gauchos de Argentina, le groupe congolais, HK, Mourad (de la Rue Ketanou) et Yarol Poupaud. Ce mélange inédit fait de chaque édition un terrain d’expériences partagées entre public et artistes.

Les enfants, eux, ne sont pas laissés pour compte. Grâce à Festi’Bambins et Folk’Enfants, la transmission est à l’honneur, portée par la mascotte Balilo. Bals populaires, ateliers de découverte, Nuit en fête : la ville s’anime jusque tard, portée par l’énergie et la générosité des artistes invités.

Jeune danseuse en costume traditionnel en pleine performance

Préparer sa visite : conseils pratiques et astuces pour profiter pleinement du festival

Le festival de Confolens s’étend sur plusieurs lieux emblématiques : Théâtre des Ribières, salle Marcel Perrot, église Saint-Maxime, centre-ville, village international… chacun avec sa propre ambiance, propice à la découverte. Pour profiter au mieux de l’événement, il est conseillé d’arriver en fin de matinée. Cela laisse le temps de flâner sur les bords de la Vienne, d’assister aux premières animations de rue, puis de rejoindre les grandes scènes à mesure que l’affluence monte.

Confolens, ville labellisée Petite Cité de Caractère, recèle un riche patrimoine. On peut, par exemple, traverser le Pont Vieux, s’attarder devant la maison du Duc d’Épernon, ou s’accorder une pause à la chapelle de la Commanderie. À proximité, le château de Rochebrune et la vallée de la Vienne invitent à prolonger l’aventure, loin des itinéraires habituels. Pour ceux qui viennent en famille, les animations pour enfants, pilotées par Balilo, offrent de vrais moments de complicité.

Pour organiser son déplacement, plusieurs options sont possibles : en voiture via la N141 (à une heure de Poitiers, 50 minutes d’Angoulême ou Limoges), en train (gares de Poitiers, Angoulême, Limoges ou Ruffec), en bus (ligne 181 Charente), en avion depuis l’aéroport de Limoges, ou encore à vélo grâce à la Scandibérique. L’achat des billets à l’avance est vivement recommandé. Les tarifs varient selon les formules : pass folklore (de 21 à 140 €), billets à l’unité (6 à 42 €), réductions pour familles et groupes. La plupart des sites sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, pour une expérience partagée par tous.

Pendant la journée, rien de tel qu’alterner spectacles, ateliers et pauses gourmandes chez les producteurs locaux. Marchés, guinguettes, soirées sur les quais : tout est réuni pour savourer la richesse culturelle qui fait la réputation du festival de Confolens. Ici, l’été prend un goût d’ailleurs, et la fête, une dimension universelle.