Un chiffre, une date, et tout bascule : depuis janvier 2024, la quasi-totalité des voyageurs doit présenter une autorisation électronique pour mettre un pied sur le sol kényan. Le Kenya, autrefois accessible sans formalités pour beaucoup, a resserré les mailles de son filet administratif. Désormais, seuls quelques voisins d’Afrique de l’Est échappent à cette règle.
Les passagers en transit, les équipages d’avion ou certains détenteurs de passeports diplomatiques profitent de quelques dérogations bien ciblées. Pour la grande majorité, impossible désormais de prendre l’avion vers le Kenya sans avoir rempli la demande en ligne. Selon la raison du déplacement, vacances, affaires, mission humanitaire, le parcours change. Les autorités kényanes analysent chaque situation et alignent leurs exigences en conséquence.
Qui doit demander un visa pour le Kenya ? Les profils concernés
Obtenir un visa pour le Kenya n’a plus rien d’une formalité rapide. Depuis la généralisation de l’eTA, la plupart des voyageurs internationaux doivent décrocher une autorisation électronique avant le départ. Que l’on vienne d’Europe, du Royaume-Uni, des États-Unis, du Canada, d’Australie, d’Inde ou d’ailleurs, la règle ne varie pas : sans ce document, pas de passage. Seuls quelques voisins africains échappent à la règle : Ouganda, Tanzanie, Rwanda, Burundi, Soudan du Sud.
Quelle que soit la durée ou le motif, partir pour Nairobi ou Mombasa impose d’obtenir une autorisation de voyage en bonne et due forme. Tourisme, déplacement professionnel, visite familiale ou mission solidaire, il faut répondre aux exigences d’entrée. Même les enfants, y compris les nourrissons, sont concernés : chacun doit disposer de son propre document, parfois complété d’une autorisation de sortie du territoire selon le pays d’origine.
Pour mieux s’y retrouver, voici les profils directement concernés par cette obligation :
- Touristes et visiteurs en déplacement professionnel
- Participants à des conférences, salons ou événements officiels
- Familles rendant visite à des proches installés au Kenya
- Volontaires et membres d’ONG ou d’associations humanitaires
Certains titulaires de passeports diplomatiques ou spéciaux bénéficient de démarches simplifiées, mais il reste prudent de vérifier la liste actualisée publiée par les autorités kényanes. Les règles évoluent rapidement et chaque départ mérite une vérification attentive des formalités d’entrée.
Quels types de visas sont proposés et à qui s’adressent-ils ?
Le Kenya a opté pour la modernisation, mais l’entrée sur le territoire reste rigoureusement encadrée. Désormais, toute la procédure se déroule en ligne. On distingue principalement deux grandes catégories de visas électroniques : le visa touristique et le visa de transit.
Le visa de tourisme concerne celles et ceux qui souhaitent explorer les parcs nationaux, découvrir Nairobi ou profiter du littoral swahili. Il s’applique aussi aux séjours familiaux, aux événements festifs, ou à la participation à des manifestations culturelles ou sportives. Il offre une validité pouvant aller jusqu’à 90 jours, prolongeable selon la situation, sous réserve d’une demande spécifique. Les frais d’enregistrement varient selon la nationalité, et tout paiement s’effectue en ligne.
Pour les déplacements professionnels, le visa d’affaires s’impose : missions, collaborations, recherche ou conférences. Il faut alors fournir une lettre d’invitation émanant d’un organisme kényan, qu’il s’agisse d’une entreprise, d’une institution ou d’un centre de recherche.
Le visa de transit, quant à lui, vise les voyageurs effectuant une escale de moins de 72 heures, sans quitter la zone internationale. Ce visa ne permet ni de travailler, ni de rester au Kenya au-delà du court passage prévu.
Pour y voir plus clair, voici un aperçu des différents types de visas selon la situation :
- Visa de tourisme : pour explorer le pays, retrouver des proches ou assister à un événement
- Visa d’affaires : pour un séjour professionnel, une mission ou un séminaire
- Visa de transit : pour une escale de courte durée, inférieure à 72 heures
Toutes ces catégories se demandent sur la plateforme officielle : chaque profil a son formulaire, ses justificatifs et ses précautions à respecter pour éviter de se heurter à la frontière.
Les démarches pas à pas pour obtenir son visa sans stress
Anticipez la procédure : tout commence en ligne
Les files d’attente devant les consulats appartiennent désormais au passé. Tout se joue sur internet. Avant de démarrer la demande, mieux vaut rassembler : un passeport valide au moins six mois après la date d’entrée prévue, une photo d’identité récente, un justificatif d’hébergement (réservation d’hôtel ou attestation d’un hébergeur local). Il faut aussi présenter un billet d’avion aller-retour ou tout document attestant de la sortie du territoire.
La demande suit plusieurs étapes, chacune demandant attention et rigueur :
- Remplir le formulaire électronique : état civil, dates, lieux de séjour, coordonnées de l’hébergeur.
- Télécharger l’ensemble des justificatifs demandés : passeport, photo, preuve d’hébergement.
- Payer les frais de dossier par carte bancaire via la plateforme sécurisée prévue.
Une fois le dossier accepté, la réponse s’obtient en général sous trois à cinq jours ouvrés. Le visa électronique est envoyé au format PDF : il faut l’imprimer et le présenter à l’embarquement, puis à la frontière.
Points de vigilance pour une demande sans accroc
La moindre faute de frappe ou l’oubli d’un document peuvent bloquer l’autorisation. Pour éviter tout refus, il faut que les informations saisies correspondent exactement à celles du passeport et du billet d’avion. Le justificatif d’hébergement doit couvrir la totalité du séjour. En cas de déplacement professionnel, la lettre d’invitation de la structure kényane est indispensable.
Certains voyageurs préfèrent passer par une agence spécialisée, mais la démarche directe reste la plus rapide et sans surcoût.
Conseils pratiques et astuces pour préparer sereinement votre voyage au Kenya
Anticiper, vérifier, sécuriser
L’aspect administratif a un impact direct sur la sérénité du voyage. Pour passer les contrôles sans encombre, il faut présenter un passeport valable au moins six mois après la date de retour. Pour les mineurs, une autorisation de sortie du territoire signée par un parent ou un représentant légal est requise. Il faut aussi fournir la réservation d’hôtel ou l’attestation d’hébergement et la preuve du départ (billet retour ou de continuation), toutes systématiquement contrôlées à l’arrivée.
Vaccins, assurance et précautions sanitaires
La vaccination contre la fièvre jaune n’est pas exigée pour les voyageurs venant d’Europe, mais un carnet de vaccination à jour accélère souvent les contrôles à l’entrée. Prendre une assurance voyage solide limite les risques : frais médicaux, accidents ou retour anticipé, mieux vaut ne rien laisser au hasard. Avant le départ, consulter les recommandations sanitaires actualisées du ministère des Affaires étrangères aide à adapter sa trousse à pharmacie au contexte local.
Voici quelques gestes simples pour éviter les mauvaises surprises :
- Gardez vos justificatifs d’identité et votre e-visa, imprimés et numérisés, toujours accessibles.
- Notez les coordonnées de l’ambassade de France à Nairobi, pour faire face à tout imprévu ou à la perte de documents.
- Consultez les avis de sécurité, notamment pour les sorties hors des grands centres urbains.
Munissez-vous d’une carte bancaire compatible et prévenez votre banque de votre voyage. Même à Nairobi, disposer d’une batterie externe évite bien des tracas : les coupures de courant restent fréquentes. S’organiser, vérifier, prévoir : autant de réflexes pour s’envoler l’esprit tranquille, prêt à savourer l’inattendu. Parfois, toute la différence se joue sur un document soigneusement préparé.


